Assurer de meilleurs soins de santé grâce à des technologies innovatrices

References1 Zoutman et al. "The state of infection surveillance and control at Canadian acute care hospitals." American Journal of Infection Control. 2003:31; page 266-275 2 Ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Comité consultatif provincial des maladies infectieuses (CCPMI). "Best Practices for Infection Prevention and Control of Resistant Staphylococcus aureus and Enterococci." Mars 2007, pg. 17. 3 Hidron A, Kourbatova E, Halvosa J, Terrell B, McDougal L, Tenover F, et al. "Risk factors for colonization with methicillin-resistant staphylococcus aureus (MRSA) in patients admitted to an urban hospital: Emergence of community-associated MRSA nasal carriage." Clinical Infectious Diseases. 41:159-166 (2005). 4 Blot S, Vandewoude K, Hoste E, Colardyn F. "Outcome and attributable mortality in critically ill patients with bacteremia involving methicillin-susceptible and methicillin-resistant staphylococcus aureus." Archives of Internal Medicine. 162:2229-2235 (2002) 5 Grundmann H, Aires-de-Sousa M, Boyce J, Tiemersma E. "Emergence and resurgence of methicillin-resistant staphylococcus aureus as a public-health threat." The Lancet. 368:874-85 (2006) |
Un test rapide pour le « supermicrobe » SARM aide les patients du Dr Mark Joffe et le personnel soignant d'Edmonton à éviter l'infection mortelle.Chaque année, entre huit mille et douze mille Canadiennes et Canadiens meurent d'une infection acquise dans les soins de santé.1 Le Staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM) coûte annuellement au système de santé canadien de 41 à 58 millions $.2 Et d'où provient cette bactérie mortelle? Jusqu'à sept pour cent des patients admis à l'hôpital sont porteurs du SARM. Et même si ces patients ne démontrent aucun signe d'infection, ils peuvent contaminer les autres.3 En contexte hospitalier, le SARM peut se propager très rapidement parmi les patients ou les travailleurs de la santé. Cependant, les méthodes d'analyse habituelles sont lentes et inefficaces, nuisant aux hôpitaux dans leur lutte contre ces microbes. Règle générale, les cultures doivent se développer sur des géloses pendant 24 à 72 heures avant d'obtenir des résultats, ce qui rend le dépistage des patients difficile et dispendieux : les porteurs peuvent transmettre le microbe avant que les résultats ne soient connus ou les patients sains peuvent être maintenus inutilement en isolement bactérien dispendieux pendant trois jours. Cependant, les progrès technologiques font en sorte que beaucoup d'hôpitaux disposent désormais d'un outil efficace. À l'hôpital Royal Alexandra (RAH) d'Edmonton, le Dr Mark Joffe indique qu'un nouveau test rapide a permis une réduction significative de la transmission du SARM à l'intérieur de l'hôpital. « À toutes fins pratiques, le SARM a été presque éliminé de l'unité des soins intensifs » dit le Dr Joffe, directeur de la prévention des infections et de l'épidémiologie hospitalière au RAH. Des pays tels le Danemark et les Pays-Bas ont démontré qu'une approche dynamique de « recherche et destruction » peut aider à vaincre le SARM. En identifiant les patients et le personnel soignant porteurs du SARM, les hôpitaux de ces pays sont en mesure d'avoir des taux d'infection très inférieurs à ceux du Canada. À partir de cette expérience européenne, l'hôpital RAH d'Edmonton utilise une technologie semblable depuis 2005, avec d'excellents résultats. Des institutions telles le RAH recourent désormais à une trousse de test rapide SARM pour dépister les patients. Un « écouvillon » prélevé dans le nez d'une personne peut être rapidement testé au laboratoire de l'hôpital, à l'aide d'un instrument standard et d'un logiciel perfectionné en mesure de détecter des séquences de gènes uniques, retrouvées seulement dans le SARM. Les résultats définitifs peuvent être obtenus en seulement deux heures, permettant aux hôpitaux d'appliquer les précautions appropriées chez les porteurs du SARM et de commencer le traitement requis sans délai. « C'est un test très efficace, qui contribue à une meilleure gestion des patients et d'allocation des lits d'hôpitaux lorsqu'il s'accompagne d'excellentes pratiques de contrôle des infections, dit le Dr Joffe. Le test rapide pour le SARM permet d'obtenir les résultats beaucoup plus rapidement. Il fallait auparavant jusqu'à 72 heures avant que le laboratoire retourne une culture négative, alors qu'à l'heure actuelle, nous constatons des économies et une réduction du temps passé en isolement bactérien pour les patients, ce qui libère des lits d'hôpitaux. » Le test rapide contribue à minimiser les risques de complications et de transmission aux autres, en plus d'éviter l'isolement bactérien prolongé dans l'attente des résultats. Cette réduction de l'isolement permet aussi à l'institution de libérer des lits d'hôpitaux et de réduire ses dépenses, fait valoir le Dr Joffe. Le fait d'avoir d'un outil simple et efficace améliore aussi les pratiques de contrôle des autres infections. Le Dr Joffe indique que le prélèvement de l'écouvillon et l'obtention des résultats des patients évalués contribuent à souligner le besoin d'avoir en place de bonnes pratiques de contrôle d'infection et favorise la conformité. Pris ensemble, ce nouveau test, ainsi que le souci des bonnes pratiques cliniques permettent aux hôpitaux d'améliorer la sécurité des patients et du personnel soignant, en plus de réaliser des économies. |
Technology Overview Le test rapide SARM agit au niveau moléculaire en détectant des séquences de gènes uniques, retrouvées seulement dans le SARM. Après avoir prélevé un écouvillon dans le nez du patient, l'échantillon est testé en laboratoire. Un instrument standard appelé thermocycle PCR amplifie ensuite le matériel générique SARM présent et un logiciel interprète les données. Le résultat définitif prend environ deux heures, en comparaison à 72 heures pour les méthodes habituelles. fast facts |
| Fichier joint | Taille |
|---|---|
| 149.3 Ko |



