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![]() Références1 Société canadienne du cancer « Statistiques canadiennes sur le cancer » http://www.cancer.ca/ (2008) 2 Nanda K, McCrory D, Myers E, et al. "Accuracy of the Papanicolaou test in screening for and follow-up of cervical cytologic abnormalities: a systematic review." Annals of Internal Medicine 16;132(10): 810-819 (May 2000) 3 La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) http://www.sogc.org/ (2008) 4 Walboomers JM, Jacobs MV, et al. "Human Papillomavirus is a necessary cause of invasive cervical cancer worldwide." The Journal of Pathology (1999): 189; 12-19 |
Le cancer du col de l'utérus peut être guéri complètement s'il est dépisté tôt.En 2007, on estime qu'il y a 1 350 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus au Canada et 390 décès associés à la maladie. La probabilité qu'une femme meure du cancer du col de l'utérus est de 1 sur 437.1 Si le diagnostic est établi au stade pré-cancéreux, la plupart de ces décès pourraient être évités. Jusqu'à récemment, le frottis Papanicolaou (PAP) - un examen paraclinique effectué au Canada depuis 50 ans - constituait la meilleure façon de détecter le cancer du col de l'utérus. Malheureusement, le taux de sensibilité du frottis PAP n'est que de 50 pour cent.2 Un test PAP est un examen visuel des changements cellulaires anormaux du col de l'utérus. Cependant, les résultats d'un test PAP doivent être interprétés par un technicien de laboratoire, ce qui peut parfois entraîner des résultats faussement négatifs. Certains facteurs non reliés au cancer du col de l'utérus peuvent parfois produire des résultats anormaux au test PAP (par exemple, une levurose ou autres causes d'irritation vaginale). Les scientifiques savent maintenant que la grande majorité des cancers du col de l'utérus sont attribuables à des infections causées par une famille de virus appelés virus du papillome humain (VPH). Les infections causées par ces virus sont très fréquentes et transmises sexuellement. La plupart des infections disparaîtront sans causer de lésions. On retrouve deux types de VPH : les types VPH à faible risque, pouvant causer des condylomes acuminés (verrues génitales), et les types à haut risque, pouvant entraîner des changements dans le col de l'utérus et le cancer du col de l'utérus. La détection de ces virus peut maintenant servir d'avertissement précoce pour dépister les patientes avant le développement du cancer. Le test VPH est une méthode sensible et non invasive, en mesure de détecter la présence de génotypes VPH à haut risque pouvant causer le cancer du col de l'utérus, avant même que des changements ne surviennent au niveau cellulaire. Comme pour un test PAP, les cellules sont raclées du col de l'utérus, recueillies dans un liquide et analysées en laboratoire pour examiner les gènes (ADN) du virus VPH au niveau moléculaire. Si ce test VPH confirme la présence du virus, un autre test de laboratoire permet d'identifier lequel des 37 génotypes de bas à haut niveaux de risque est présent. Ce test est appelé Test de génotypage Linear Array HPV. À l'aide du même échantillon de cellules, ce procédé de génotypage identifie les sous-types individuels du virus. Quand c'est le cas, le traitement peut être adapté aux besoins du patient, étant donné que certains types (tels 16 et 18) semblent exiger un suivi plus étroit. Le test VPH n'est pas recommandé chez les femmes de moins de 30 ans, puisque l'infection VPH est très fréquente chez les jeunes femmes et disparaît la plupart du temps sans causer de problème de santé. Cependant, ces femmes devraient quand même continuer d'avoir un test PAP. Chez les femmes de plus de 30 ans, le test VPH est recommandé dans l'éventualité où le résultat PAP n'est pas concluant. « Chez les femmes dont le résultat au frottis PAP n'est pas concluant, le test VPH constitue une meilleure option que d'attendre six mois pour répéter le frottis. Il permet de réassurer immédiatement les femmes qui n'auront pas besoin d'autres examens (colposcopie), tout en s'assurant que celles qui doivent avoir cet examen le subiront dans des délais appropriés » indique le Dr Marie-Hélène Mayrand, professeure adjointe au Département d'obstétrique et de gynécologie, ainsi qu'au Département de médecine sociale et préventive à l'Université de Montréal. Le recours au test VPH permettrait des économies d'environ 50 millions $ annuellement au Canada, pour les colposcopies et les biopsies requises par les résultats anormaux aux tests PAP. La précision du test VPH réduit aussi le nombre de colposcopies non requises et les listes d'attentes dans les hôpitaux pour ces procédures, tout en diminuant les coûts et le fardeau sur le système de santé.3 De plus, le test de dépistage vient compléter le recours au vaccin contre le VPH, puisque le vaccin actuel protège contre deux types du virus VPH à risque élevé, mais s'avère inefficace contre les onze autres types reconnus pour le cancer du col de l'utérus. Le dépistage et la vaccination devraient ainsi être utilisés conjointement. Le test VPH améliore de dépistage du cancer du col de l'utérus et fournit aux médecins un outil efficace pour identifier les femmes à risque au stade précoce du développement du cancer, tout en facilitant beaucoup la gestion du traitement et en réduisant les coûts de santé associés à cette maladie. |
Info technologiqueLe test VPH est une méthode sensible et non invasive, qui permet de détecter 13 génotypes VPH à haut risque pouvant causer le cancer du col de l'utérus, avant même que des changements ne surviennent au niveau cellulaire. Comme pour le test PAP, les cellules sont raclées du col de l'utérus, recueillies dans un liquide et analysées en laboratoire pour examiner les gènes (ADN) du virus VPH au niveau moléculaire. Info générale
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